NEOQUÉBEC-RADIO : LE RACISME DANS LE FOOTBALL ET DANS LE SPORT EN GÉNÉRAL
La discussion part d’un incident récent en Ligue des champions : Vinícius Jr., joueur noir du Real Madrid, a été traité de « Monkey » (« singe ») à plusieurs reprises par un joueur argentin de Benfica, déclenchant un tollé et relançant un débat plus large sur le racisme dans le sport, et particulièrement dans le football.
Les intervenants Alex DOUMAYE de Neoquébec Sports et Sydney FOWO de BPM Sport, soulignent d’abord que Vinícius est devenu une « cible à répétition », non parce qu’il serait un cas isolé, mais parce que certains mécanismes se réactivent systématiquement autour de lui : on dévie le débat sur sa célébration, on parle « d’insultes présumées », et l’on finit par faire peser sur la victime la charge de prouver, de réagir et même d’assumer les conséquences (arrêter le match, se retirer, etc.). Deux procédés reviennent : l’inversion accusatoire (comme s’il « méritait » les insultes) et la minimisation des faits (« on n’est pas sûr de ce qu’il a dit »).
Le débat insiste ensuite sur une idée centrale : ce racisme ne naît pas du caractère d’un joueur, il est structurel et traverse les stades, les vestiaires, les instances et les publics. Les deux invités, rejoints par Mapaté NIANG (chroniqueur stagiaire de Neoquébec) rappellent que le phénomène dépasse largement Vinícius, avec des précédents emblématiques (Lilian Thuram en Italie, gestes de singe et jets de bananes), mais aussi d’autres épisodes récurrents dans plusieurs pays et compétitions (références à Samuel Eto’o, Osimhen, Coulibaly, Anguissa, etc.).
À la question de Cyrille Ekwalla de savoir quelles réponses possibles pour atténuer ces actes, Alex Doumaye et Sydney Fowo jugent les instances trop passives et critiquent les sanctions symboliques. Ils plaident pour des mesures réellement dissuasives : retraits de points, matchs perdus sur tapis vert, amendes massives, et surtout une judiciarisation plus nette (le racisme comme délit, donc réponse pénale). Sydney Fowo cite l’exemple anglais : pour combattre l’hooliganisme, des politiques de surveillance (caméras), contrôles et restrictions ont été appliquées, mais sur le racisme « il reste beaucoup de travail ».
Enfin, la discussion élargit à d’autres sports (tennis, rugby) et met en cause le rôle amplificateur des réseaux sociaux, aggravé par la montée des paris sportifs (exemple de messages racistes visant des joueurs après des résultats). Mapaté Niang évoquera un cas en rugby : le joueur Edogbo, victime d’insultes racistes en ligne, ayant conduit la fédération irlandaise à ouvrir une enquête.
(c) CYEK_LE PODCAST (Fév 2026)
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Les intervenants Alex DOUMAYE de Neoquébec Sports et Sydney FOWO de BPM Sport, soulignent d’abord que Vinícius est devenu une « cible à répétition », non parce qu’il serait un cas isolé, mais parce que certains mécanismes se réactivent systématiquement autour de lui : on dévie le débat sur sa célébration, on parle « d’insultes présumées », et l’on finit par faire peser sur la victime la charge de prouver, de réagir et même d’assumer les conséquences (arrêter le match, se retirer, etc.). Deux procédés reviennent : l’inversion accusatoire (comme s’il « méritait » les insultes) et la minimisation des faits (« on n’est pas sûr de ce qu’il a dit »).
Le débat insiste ensuite sur une idée centrale : ce racisme ne naît pas du caractère d’un joueur, il est structurel et traverse les stades, les vestiaires, les instances et les publics. Les deux invités, rejoints par Mapaté NIANG (chroniqueur stagiaire de Neoquébec) rappellent que le phénomène dépasse largement Vinícius, avec des précédents emblématiques (Lilian Thuram en Italie, gestes de singe et jets de bananes), mais aussi d’autres épisodes récurrents dans plusieurs pays et compétitions (références à Samuel Eto’o, Osimhen, Coulibaly, Anguissa, etc.).
À la question de Cyrille Ekwalla de savoir quelles réponses possibles pour atténuer ces actes, Alex Doumaye et Sydney Fowo jugent les instances trop passives et critiquent les sanctions symboliques. Ils plaident pour des mesures réellement dissuasives : retraits de points, matchs perdus sur tapis vert, amendes massives, et surtout une judiciarisation plus nette (le racisme comme délit, donc réponse pénale). Sydney Fowo cite l’exemple anglais : pour combattre l’hooliganisme, des politiques de surveillance (caméras), contrôles et restrictions ont été appliquées, mais sur le racisme « il reste beaucoup de travail ».
Enfin, la discussion élargit à d’autres sports (tennis, rugby) et met en cause le rôle amplificateur des réseaux sociaux, aggravé par la montée des paris sportifs (exemple de messages racistes visant des joueurs après des résultats). Mapaté Niang évoquera un cas en rugby : le joueur Edogbo, victime d’insultes racistes en ligne, ayant conduit la fédération irlandaise à ouvrir une enquête.
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