Tue 3 Mar 2026
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Dimanche 1er mars 2026, Nadia Rousseau, Directrice Générale de la Table-ronde du Mois de l\'histoire des noirs était l\'invitée de Cyrille Ekwalla, pour son émission radio NEOQUÉBEC pour uen entrevue centrée sur le bilan de l’édition 2026 du Mois de l’histoire des Noirs et sur les enjeux structurels de la TRMDHN.
Nadia Rousseau a d\'abord rappellé la double fonction de l’organisme : en février, la Table ronde agit surtout comme promoteur “parapluie” (label, visibilité, diffusion) d’événements produits par d’autres organisations — un choix historique visant à laisser les financements culturels profiter prioritairement aux organismes artistiques du milieu. Le reste de l’année, la Table ronde devient productrice d’activités, affirmant que l’histoire et la réalité noires se vivent “toute l’année”.
Sur l’édition 2026, la directrice générale Nadia Rousseau donne la note symbolique de “11/10”. Elle y voit deux progrès majeurs : d’une part, l’idée que le Mois dépasse février s’est concrétisée avec une programmation qui commence dès mi-janvier et s’étire jusqu’à avril; d’autre part, l’initiative s’est davantage déployée à l’échelle du Québec, notamment en régions, souvent liée à l’accueil et aux services aux nouveaux arrivants.
L’entrevue met ensuite en lumière la croissance et la pression : le nombre d’activités est passé d’environ 100 à plus de 250, tandis que les exigences de reddition de comptes et la charge administrative augmentent fortement. Nadia décrit un changement d’ambiance : après le post-COVID marqué par une agressivité et un désaveu, elle ressent en 2026 une accalmie et davantage de reconnaissance du public.
Cyrille Ekwalla interroge Nadia Rousseau sur l’accusation d’une programmation “trop éclatée” (événements qui se chevauchent, perception d’élitisme). Sa réponse est claire : l’objectif est d’accompagner le plus grand nombre, malgré des moyens limités (essentiellement une personne à temps plein et une autre à 20 h/semaine pour porter plus de 200 événements). Elle défend aussi une stratégie d’occupation de lieux parfois peu fréquentés par les communautés noires, non pour “faire élite”, mais pour renforcer la légitimité et le sentiment d’appartenance au Québec.
Enfin, le cœur politique de l’échange porte sur le financement : Nadia Rousseau retrace un historique parti de zéro en 2009, une montée progressive, puis l’obtention d’un financement à la mission en 2022 (gain de pérennité). Elle critique cependant l’ancrage principal du financement au MIFI (ministère de l\'Immigration. de la Françisation et de l\'Inclusion) et explique sa pétition 2025 sur les investissements en lutte contre le racisme, née après avoir constaté que le ministère “responsable” n’avait pas d’enveloppe financière dédiée. La pétition, dit-elle, n’a pas eu d’écho (contexte politique, faible portée sur les réseaux).
Nadia Rousseau conclut en exprimant le besoin de renforcer l’équipe et de sécuriser des appuis — y compris privés — pour assurer la pérennité de l’organisme. 
(c) CYEK-LE PODCAST (Mars 26)

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