NEOQUÉBEC - RADIO : FEVEN GHEBREMARIAM, CRÉATRICE D'OPPORTUNITÉS CULTURELLES
Dans cet épisode de CYEK-LE PODCASTA, l\'invitée de Cyrille Ekwalla est FEVEN GHEBREMARIAM, une actrice culturelle montréalaise au parcours riche, situé à la croisée du cinéma, de l’éducation, de la représentation et du travail de liaison entre communautés.
Née en Arabie saoudite de parents érythréens, arrivée au Québec à la fin des années 1980 comme anglophone avant d’apprendre le français, elle incarne elle-même une trajectoire migratoire complexe et plurielle, qui nourrit profondément sa vision du cinéma et de la culture.
Son entrée dans le documentaire s’est faite presque par accident, lors d’un cours universitaire en Ontario. En réalisant un projet sur des survivant·e·s du génocide rwandais installés à Windsor, elle découvre le pouvoir du cinéma comme outil de mémoire, d’éducation et de mise en récit de vies invisibilisées. Cette expérience fondatrice lui révèle aussi, par effet miroir, sa propre histoire à raconter : celle d’une femme érythréenne de la diaspora, traversée par plusieurs appartenances et héritages.
C’est dans cette logique qu’elle développe depuis plusieurs années un long métrage documentaire lié à son héritage érythréen, inspiré par la découverte d’un ancien disque militant célébrant la lutte pour l’indépendance. Son projet explore à la fois l’histoire politique de l’Érythrée, la mémoire des artistes engagés, les trajectoires d’exil et la manière dont l’identité diasporique se vit aujourd’hui à Montréal.
Feven Ghebremariam est également l’une des figures associées à Black on Black Films, collectif fondé pour répondre au manque de diversité sur et derrière les écrans au Québec. L’organisation agit à la fois sur le terrain créatif, structurel et stratégique : développement de talents, résidences en scénarisation, réflexion sur les publics afrodescendants, création d’occasions concrètes dans une industrie encore inégalitaire. Elle insiste sur le fait que les obstacles ne relèvent pas seulement d’un manque de talent, mais aussi de barrières systémiques, parfois implicites, au sein des institutions culturelles.
Malgré certaines avancées récentes dans les séries et le cinéma québécois, son constat demeure nuancé : des progrès existent, mais le milieu reste en retard par rapport à l’inclusion réelle. Son engagement consiste précisément à réduire ces écarts, à créer des ponts entre milieux francophones et anglophones, et à faire émerger des récits plus justes, plus complets et plus représentatifs du Québec contemporain.
(c) CYEK - LE PODCAST (Mars 2026) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d\'informations.
Née en Arabie saoudite de parents érythréens, arrivée au Québec à la fin des années 1980 comme anglophone avant d’apprendre le français, elle incarne elle-même une trajectoire migratoire complexe et plurielle, qui nourrit profondément sa vision du cinéma et de la culture.
Son entrée dans le documentaire s’est faite presque par accident, lors d’un cours universitaire en Ontario. En réalisant un projet sur des survivant·e·s du génocide rwandais installés à Windsor, elle découvre le pouvoir du cinéma comme outil de mémoire, d’éducation et de mise en récit de vies invisibilisées. Cette expérience fondatrice lui révèle aussi, par effet miroir, sa propre histoire à raconter : celle d’une femme érythréenne de la diaspora, traversée par plusieurs appartenances et héritages.
C’est dans cette logique qu’elle développe depuis plusieurs années un long métrage documentaire lié à son héritage érythréen, inspiré par la découverte d’un ancien disque militant célébrant la lutte pour l’indépendance. Son projet explore à la fois l’histoire politique de l’Érythrée, la mémoire des artistes engagés, les trajectoires d’exil et la manière dont l’identité diasporique se vit aujourd’hui à Montréal.
Feven Ghebremariam est également l’une des figures associées à Black on Black Films, collectif fondé pour répondre au manque de diversité sur et derrière les écrans au Québec. L’organisation agit à la fois sur le terrain créatif, structurel et stratégique : développement de talents, résidences en scénarisation, réflexion sur les publics afrodescendants, création d’occasions concrètes dans une industrie encore inégalitaire. Elle insiste sur le fait que les obstacles ne relèvent pas seulement d’un manque de talent, mais aussi de barrières systémiques, parfois implicites, au sein des institutions culturelles.
Malgré certaines avancées récentes dans les séries et le cinéma québécois, son constat demeure nuancé : des progrès existent, mais le milieu reste en retard par rapport à l’inclusion réelle. Son engagement consiste précisément à réduire ces écarts, à créer des ponts entre milieux francophones et anglophones, et à faire émerger des récits plus justes, plus complets et plus représentatifs du Québec contemporain.
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