Agents IA : la responsabilité juridique devient le vrai angle mort

Agents IA : la responsabilité juridique devient le vrai angle mort

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Stéphane Ricoul s’intéresse à la proposition du président argentin Javier Milei de créer des « entreprises non humaines », des entités juridiques pilotées par des agents IA capables de posséder des actifs, signer des contrats ou poursuivre en justice. Derrière l’idée provocatrice se cache une vraie question : qui est responsable lorsqu’une IA autonome prend une mauvaise décision ou cause un dommage? Stéphane Ricoul estime que le danger n’est pas seulement technologique, mais juridique et démocratique. Si les profits restent humains, mais que les fautes deviennent impossibles à attribuer, on crée une forme d’impunité programmée. Il rappelle aussi que le Canada n’a toujours pas adopté de cadre solide sur l’IA, laissant planer le même vide, mais par lenteur plutôt que par déréglementation assumée.