

Les Affaires Brassicoles #545 | OFLORE : limonades fermentées
41 min
OFlore : de café de quartier à marque québécoise de limonades fermentées Ce podcast est présenté par PivotHub . Dans ce nouvel épisode des Affaires Brassicoles Podcast , commandité par Pivohub, nous rencontrons Omou Keita et Hugo Ferran, les fondateurs d’ OFlore , une entreprise montréalaise qui transforme progressivement sa limonade fermentée artisanale en véritable marque de boissons fonctionnelles distribuée à travers le Québec. L’histoire d’OFlore illustre bien la nouvelle génération d’entreprises alimentaires québécoises : des projets nés dans la restauration indépendante, forcés d’évoluer rapidement après la pandémie, puis réorientés vers des modèles plus industriels et mieux adaptés au commerce de détail. À l’origine, OFlore était un café culturel situé sur l’avenue du Mont-Royal. Mais lorsque les réalités économiques du secteur de la restauration sont devenues plus difficiles, les fondateurs ont choisi de recentrer entièrement l’entreprise sur leur produit phare : une limonade fermentée sans sucre, sans caféine et sans calories. Ce pivot stratégique n’a toutefois rien eu d’improvisé. Passer d’une production artisanale de quelques centaines de litres à une fabrication industrielle en canette a nécessité près de 18 mois de recherche et développement. L’objectif : préserver la stabilité microbiologique du produit tout en conservant le profil gustatif qui avait fait le succès de la version originale servie au café. Aujourd’hui, OFlore propose trois saveurs principales — citron, hibiscus et lavande — après avoir volontairement simplifié sa gamme afin de rendre l’offre plus claire pour les consommateurs et plus facile à produire à grande échelle. Une décision pragmatique qui reflète une réalité souvent observée dans le secteur des boissons : trop de références peuvent rapidement compliquer les opérations, les inventaires et la distribution. L’entrevue met également en lumière les défis liés à l’approvisionnement. Bien que plusieurs ingrédients soient transformés au Québec, certaines matières premières comme l’hibiscus ou la lavande doivent encore être importées afin d’assurer des volumes suffisants et une qualité constante.