Dans cet épisode, je reçois Rémi Hurdie, professeur des universités et spécialiste de la privation de sommeil en ultra-endurance. Ensemble, ils reviennent sur l’étude sommeil menée depuis trois ans sur les Race Cross Series et sur un constat fort : pendant longtemps, une croyance a dominé l’ultra-cyclisme , “pour performer, il faut dormir le moins possible”.
Rémi explique pourquoi cette stratégie est non seulement risquée, mais souvent contre-productive : la caféine peut masquer la fatigue un temps, mais le seul vrai “médicament” reste le sommeil. L’épisode détaille aussi comment l’équipe a construit , à partir de données et de modélisation — la règle devenue structurante sur les événements : 4 heures d’arrêt toutes les 36 heures, pour éviter les seuils dangereux (notamment l’enchaînement de nuits blanches) tout en respectant l’esprit de l’ultra.
On aborde ensuite le terrain : comment les coureurs sont équipés (montre/accéléromètre), comment la somnolence est mesurée, et ce que Rémi et son équipe observent concrètement : désorientation, erreurs de navigation, baisse des capacités de décision, et zones critiques (notamment la nuit, et aussi un pic d’erreurs constaté le matin).
Enfin, Rémi répond à des questions très pratiques :les signaux d’alerte de la somnolence,dormir le jour vs dormir la nuit (canicule),stratégie sommeil sur 1000 km / 2500 km,micro-siestes : utiles, mais pas magiques,et ce sur quoi on peut réellement “s’entraîner” : savoir s’endormir vite et optimiser ses récupérations.Un épisode essentiel pour comprendre comment mieux gérer son sommeil en ultra : aller vite, rester lucide, et vivre l’aventure dans de bonnes conditions.