NEOQUÉBEC RADIO : WILS THEAGENE - FONDATEUR & PDG DE CITADELLE CAPITAL
Dans cette entrevue à l’émission NéoQuébec (CIBL), Cyrille Ekwalla reçoit Wills THEAGENE, fondateur et PDG de CitadelE Capital, un fonds d’investissement orienté vers l’impact, la diversité et la réduction des écarts vécus par les minorités. L’échange vise à démystifier le capital de risque/placement privé et à expliquer pourquoi Wils Theagene a lancé CitadelE, après plus de 30 ans dans l’écosystème financier et un passage à la CDPQ.
D’abord, l’invité clarifie la différence entre marchés publics et placement privé : au lieu d’acheter des actions en Bourse, il s’agit d’investir dans des entreprises privées, où le profil de risque et l’accompagnement sont différents. CitadelE fonctionne comme un fonds : des investisseurs y injectent du capital, l’équipe de CitadelE sélectionne des entreprises portées par des entrepreneurs sous-représentés, puis contribue à accélérer leur croissance; en retour, les investisseurs visent un rendement lors du rachat de la participation ou d’une transaction ultérieure.
Wils Theagene explique que la création de CitadelE est née d’un constat personnel et social : le manque de représentation des entrepreneurs issus de communautés diversifiées parmi les entreprises de taille importante. Il appuie son propos par une lecture “statistique” des PME : la grande majorité se situe sous 100 employés, mais plus on monte en taille (100+, 500+), plus la représentation des entrepreneurs noirs et d’autres groupes diminue fortement. Cela nourrit des biais chez les investisseurs et se traduit par trois obstacles récurrents : accès au capital, accès à l’expertise opérationnelle, et accès au réseau d’affaires. Les entrepreneurs, dit-il, vivent une frustration : ils essuient des refus sans explication, malgré des dossiers qu’ils jugent comparables (ou supérieurs) à ceux financés.
Interrogé sur l’après-George Floyd, il reconnaît une vague d’initiatives, mais estime que plusieurs n’ont pas duré. Il plaide pour un meilleur équilibre entre le soutien aux OBNL et l’injection de capitaux dans des véhicules à but lucratif capables de bâtir des entreprises autosuffisantes. Il cite notamment un déséquilibre de financement : sur 31 milliards alloués au Canada à des gestionnaires de fonds privés (en 2021), seulement 1 % aurait été dirigé vers des gestionnaires à mission de diversité, et une part infime vers des fonds comme CitadelE.
Enfin, l’entrevue aborde le second volet de Citadel : l’écosystème. Avec l’École des dirigeants HEC, Wils Theagene a co-développé une certification pour renforcer la gouvernance, le financement et la “création de valeur” chez les entrepreneurs (créer, cristalliser, puis sécuriser le patrimoine). Il se projette sur une décennie avec une ambition claire : faire émerger des “fleurons” québécois dirigés par des personnes issues de la diversité, afin de changer durablement les perceptions et les trajectoires économiques.
(c) CYEK-LE PODCAST (FEV. 2026)
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D’abord, l’invité clarifie la différence entre marchés publics et placement privé : au lieu d’acheter des actions en Bourse, il s’agit d’investir dans des entreprises privées, où le profil de risque et l’accompagnement sont différents. CitadelE fonctionne comme un fonds : des investisseurs y injectent du capital, l’équipe de CitadelE sélectionne des entreprises portées par des entrepreneurs sous-représentés, puis contribue à accélérer leur croissance; en retour, les investisseurs visent un rendement lors du rachat de la participation ou d’une transaction ultérieure.
Wils Theagene explique que la création de CitadelE est née d’un constat personnel et social : le manque de représentation des entrepreneurs issus de communautés diversifiées parmi les entreprises de taille importante. Il appuie son propos par une lecture “statistique” des PME : la grande majorité se situe sous 100 employés, mais plus on monte en taille (100+, 500+), plus la représentation des entrepreneurs noirs et d’autres groupes diminue fortement. Cela nourrit des biais chez les investisseurs et se traduit par trois obstacles récurrents : accès au capital, accès à l’expertise opérationnelle, et accès au réseau d’affaires. Les entrepreneurs, dit-il, vivent une frustration : ils essuient des refus sans explication, malgré des dossiers qu’ils jugent comparables (ou supérieurs) à ceux financés.
Interrogé sur l’après-George Floyd, il reconnaît une vague d’initiatives, mais estime que plusieurs n’ont pas duré. Il plaide pour un meilleur équilibre entre le soutien aux OBNL et l’injection de capitaux dans des véhicules à but lucratif capables de bâtir des entreprises autosuffisantes. Il cite notamment un déséquilibre de financement : sur 31 milliards alloués au Canada à des gestionnaires de fonds privés (en 2021), seulement 1 % aurait été dirigé vers des gestionnaires à mission de diversité, et une part infime vers des fonds comme CitadelE.
Enfin, l’entrevue aborde le second volet de Citadel : l’écosystème. Avec l’École des dirigeants HEC, Wils Theagene a co-développé une certification pour renforcer la gouvernance, le financement et la “création de valeur” chez les entrepreneurs (créer, cristalliser, puis sécuriser le patrimoine). Il se projette sur une décennie avec une ambition claire : faire émerger des “fleurons” québécois dirigés par des personnes issues de la diversité, afin de changer durablement les perceptions et les trajectoires économiques.
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