Quelle boisson augmente le risque de cancer colorectal ?
La boisson qui augmente clairement le risque de cancer colorectal est l’alcool. Une vaste étude récente menée par l’American Cancer Society sur près de 88 000 à 90 000 personnes suivies pendant environ vingt ans met en lumière un facteur de risque encore largement sous-estimé : la consommation régulière d’alcool, même à des niveaux considérés par beaucoup comme « modérés ».
Les chercheurs ont observé que les personnes ayant consommé en moyenne plus de 14 verres d’alcool par semaine au cours de leur vie présentent un risque significativement plus élevé de développer un cancer colorectal que celles qui boivent très peu ou pas du tout. Cette quantité correspond approximativement à deux verres par jour. Le risque est encore plus marqué pour le cancer du rectum, avec une augmentation particulièrement nette chez les consommateurs réguliers et de longue durée. Ce résultat est important, car il montre que ce n’est pas seulement l’excès ponctuel qui compte, mais bien l’exposition cumulée à l’alcool sur des années.
Un point essentiel de cette étude est qu’elle ne met pas en cause une boisson spécifique comme le vin, la bière ou les spiritueux. Le facteur commun est l’éthanol, l’alcool présent dans toutes ces boissons. Autrement dit, peu importe le type d’alcool : c’est la molécule elle-même qui est associée au risque de cancer.
Sur le plan biologique, plusieurs mécanismes expliquent ce lien. Lorsque l’organisme dégrade l’alcool, il produit une substance appelée acétaldéhyde, qui est toxique et capable d’endommager l’ADN des cellules. Ces dommages peuvent favoriser l’apparition de mutations et, à long terme, la transformation de cellules normales en cellules cancéreuses. L’alcool favorise aussi l’inflammation chronique, perturbe l’équilibre du microbiote intestinal et peut affaiblir les systèmes de réparation cellulaire. Dans le côlon et le rectum, où les cellules se renouvellent rapidement, ces effets créent un terrain propice à la cancérisation.
Cette étude s’inscrit dans un ensemble de données scientifiques cohérentes montrant que l’alcool est impliqué dans de nombreux cancers, notamment ceux de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du foie, du sein et du tube digestif.
Le message clé pour le public est simple : plus la consommation d’alcool est élevée et prolongée dans le temps, plus le risque de cancer colorectal augmente. Réduire sa consommation, instaurer des jours sans alcool et rester en dessous de deux verres par jour constitue une mesure de prévention concrète et efficace.
En résumé, la boisson incriminée n’est pas un soda, un café ou une boisson énergisante, mais bien l’alcool, un facteur de risque majeur souvent banalisé, alors qu’il joue un rôle important dans le développement du cancer colorectal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d\'informations.
Les chercheurs ont observé que les personnes ayant consommé en moyenne plus de 14 verres d’alcool par semaine au cours de leur vie présentent un risque significativement plus élevé de développer un cancer colorectal que celles qui boivent très peu ou pas du tout. Cette quantité correspond approximativement à deux verres par jour. Le risque est encore plus marqué pour le cancer du rectum, avec une augmentation particulièrement nette chez les consommateurs réguliers et de longue durée. Ce résultat est important, car il montre que ce n’est pas seulement l’excès ponctuel qui compte, mais bien l’exposition cumulée à l’alcool sur des années.
Un point essentiel de cette étude est qu’elle ne met pas en cause une boisson spécifique comme le vin, la bière ou les spiritueux. Le facteur commun est l’éthanol, l’alcool présent dans toutes ces boissons. Autrement dit, peu importe le type d’alcool : c’est la molécule elle-même qui est associée au risque de cancer.
Sur le plan biologique, plusieurs mécanismes expliquent ce lien. Lorsque l’organisme dégrade l’alcool, il produit une substance appelée acétaldéhyde, qui est toxique et capable d’endommager l’ADN des cellules. Ces dommages peuvent favoriser l’apparition de mutations et, à long terme, la transformation de cellules normales en cellules cancéreuses. L’alcool favorise aussi l’inflammation chronique, perturbe l’équilibre du microbiote intestinal et peut affaiblir les systèmes de réparation cellulaire. Dans le côlon et le rectum, où les cellules se renouvellent rapidement, ces effets créent un terrain propice à la cancérisation.
Cette étude s’inscrit dans un ensemble de données scientifiques cohérentes montrant que l’alcool est impliqué dans de nombreux cancers, notamment ceux de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du foie, du sein et du tube digestif.
Le message clé pour le public est simple : plus la consommation d’alcool est élevée et prolongée dans le temps, plus le risque de cancer colorectal augmente. Réduire sa consommation, instaurer des jours sans alcool et rester en dessous de deux verres par jour constitue une mesure de prévention concrète et efficace.
En résumé, la boisson incriminée n’est pas un soda, un café ou une boisson énergisante, mais bien l’alcool, un facteur de risque majeur souvent banalisé, alors qu’il joue un rôle important dans le développement du cancer colorectal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d\'informations.

