Sun 25 Jan 2026
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Choses à Savoir SANTE

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Choses à Savoir SANTE


D\'abord, oui, on le sait désormais, l’allaitement maternel diminue légèrement, mais réellement, le risque de cancer du sein — et cet effet protecteur augmente avec la durée totale d’allaitement au cours de la vie.
La preuve la plus souvent citée vient d’une méta-analyse géante publiée dans The Lancet : elle regroupe les données individuelles de 47 études menées dans 30 pays, soit plus de 50 000 femmes atteintes d’un cancer du sein comparées à près de 97 000 femmes non atteintes.
Conclusion : le risque relatif de cancer du sein diminue d’environ 4,3% pour chaque 12 mois d’allaitement, et cela en plus de la baisse de risque déjà associée au fait d’avoir eu des enfants. 
Autrement dit : l’allaitement n’est pas un “bouclier magique”, mais il contribue à réduire le risque, de façon dose-dépendante (plus longtemps = plus protecteur).
Pourquoi l’allaitement protège ?
Plusieurs mécanismes biologiques sont proposés :
pendant l’allaitement, certaines hormones (notamment les œstrogènes) sont plus basses, ce qui réduit la stimulation hormonale du tissu mammaire ;
la grossesse et l’allaitement entraînent une maturation des cellules mammaires, qui les rendrait moins susceptibles de devenir cancéreuses ;
après l’allaitement, la “remise à zéro” du tissu mammaire (involution) éliminerait aussi certaines cellules potentiellement anormales.
Est-ce vrai pour tous les cancers du sein ?
L’effet protecteur semble particulièrement marqué pour certains sous-types, notamment les cancers dits hormono-négatifs, comme le triple négatif (plus agressif, plus fréquent chez les femmes jeunes). Une méta-analyse (Annals of Oncology, 2015) retrouve justement une association protectrice plus nette pour ces formes-là.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d\'informations.