Pourquoi certaines personnes entendent-elles le mouvement de leurs yeux ?
Ce phénomène, aussi étrange que déroutant, n’est pas une hallucination : il est le symptôme possible d’un trouble rare de l’oreille interne appelé syndrome de Minor, ou plus précisément déhiscence du canal semi-circulaire supérieur.
Pour comprendre, il faut d’abord rappeler comment fonctionne l’oreille interne. Elle contient la cochlée, chargée de l’audition, et le système vestibulaire, responsable de l’équilibre. Ce système vestibulaire comprend trois canaux semi-circulaires remplis de liquide, orientés dans les trois dimensions de l’espace. Ils détectent les mouvements de la tête grâce aux déplacements de ce liquide.
Normalement, ces structures sont enfermées dans un os épais qui les isole des vibrations extérieures. Mais chez certaines personnes atteintes du syndrome de Minor, il existe une fissure ou un amincissement osseux au-dessus du canal semi-circulaire supérieur. Cette “fenêtre” supplémentaire modifie profondément la façon dont les vibrations se propagent dans l’oreille interne.
Résultat : des sons ou des vibrations normalement imperceptibles deviennent audibles. C’est ce que l’on appelle une hyperacousie aux sons internes. Le patient peut entendre :
Ses battements de cœur
Sa respiration
Sa mastication
Le bruit de ses pas
Et parfois… le mouvement de ses globes oculaires
Lorsque les yeux bougent, les muscles oculaires génèrent de minuscules vibrations. Chez la plupart des gens, ces vibrations sont totalement étouffées. Mais dans le syndrome de Minor, elles sont détournées vers la cochlée et interprétées comme des sons.
Le syndrome ne se limite pas à ces perceptions sonores insolites. Il peut aussi provoquer :
Des vertiges déclenchés par des bruits forts
Une sensation de tangage ou de déséquilibre
Une impression d’“écho” dans la tête
Une distorsion de certains sons
Ces symptômes s’expliquent par un phénomène dit de “troisième fenêtre” : normalement, l’oreille interne possède deux ouvertures naturelles pour transmettre les vibrations. La fissure osseuse en crée une troisième, perturbant l’équilibre des pressions internes.
Le diagnostic repose sur l’imagerie (scanner haute résolution de l’os temporal) et des tests auditifs spécifiques.
Le traitement dépend de la sévérité des symptômes. Dans les formes légères, une simple surveillance peut suffire. Dans les cas invalidants, une intervention chirurgicale peut colmater la fissure et restaurer une transmission plus normale des vibrations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d\'informations.
Pour comprendre, il faut d’abord rappeler comment fonctionne l’oreille interne. Elle contient la cochlée, chargée de l’audition, et le système vestibulaire, responsable de l’équilibre. Ce système vestibulaire comprend trois canaux semi-circulaires remplis de liquide, orientés dans les trois dimensions de l’espace. Ils détectent les mouvements de la tête grâce aux déplacements de ce liquide.
Normalement, ces structures sont enfermées dans un os épais qui les isole des vibrations extérieures. Mais chez certaines personnes atteintes du syndrome de Minor, il existe une fissure ou un amincissement osseux au-dessus du canal semi-circulaire supérieur. Cette “fenêtre” supplémentaire modifie profondément la façon dont les vibrations se propagent dans l’oreille interne.
Résultat : des sons ou des vibrations normalement imperceptibles deviennent audibles. C’est ce que l’on appelle une hyperacousie aux sons internes. Le patient peut entendre :
Ses battements de cœur
Sa respiration
Sa mastication
Le bruit de ses pas
Et parfois… le mouvement de ses globes oculaires
Lorsque les yeux bougent, les muscles oculaires génèrent de minuscules vibrations. Chez la plupart des gens, ces vibrations sont totalement étouffées. Mais dans le syndrome de Minor, elles sont détournées vers la cochlée et interprétées comme des sons.
Le syndrome ne se limite pas à ces perceptions sonores insolites. Il peut aussi provoquer :
Des vertiges déclenchés par des bruits forts
Une sensation de tangage ou de déséquilibre
Une impression d’“écho” dans la tête
Une distorsion de certains sons
Ces symptômes s’expliquent par un phénomène dit de “troisième fenêtre” : normalement, l’oreille interne possède deux ouvertures naturelles pour transmettre les vibrations. La fissure osseuse en crée une troisième, perturbant l’équilibre des pressions internes.
Le diagnostic repose sur l’imagerie (scanner haute résolution de l’os temporal) et des tests auditifs spécifiques.
Le traitement dépend de la sévérité des symptômes. Dans les formes légères, une simple surveillance peut suffire. Dans les cas invalidants, une intervention chirurgicale peut colmater la fissure et restaurer une transmission plus normale des vibrations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d\'informations.

