Wed 14 Jan 2026
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Choses à Savoir SANTE

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Choses à Savoir SANTE


Le risque de cancer ne baisse pas brutalement à un âge précis, mais évolue différemment selon les types de cancers et selon l’âge auquel on est exposé aux facteurs de risque. C’est précisément ce qu’ont montré des chercheurs de l’Université de Stanford dans une étude marquante publiée en 2024 dans la revue Nature.
Les chercheurs ont analysé des millions de données médicales et ont observé que le risque de développer plusieurs cancers augmente fortement jusqu’à l’âge mûr, puis ralentit, voire diminue pour certains cancers après environ 80 ans. Cette baisse apparente ne signifie pas que le corps devient soudainement plus résistant, mais qu’un ensemble de mécanismes biologiques et statistiques entre en jeu.
Selon l’équipe de Stanford, plusieurs facteurs expliquent ce phénomène :
1. Sélection biologique
Les individus qui atteignent un âge très avancé sont souvent ceux dont les mécanismes de réparation cellulaire sont les plus efficaces. Autrement dit, les personnes les plus vulnérables ont déjà développé la maladie plus tôt dans la vie.
2. Ralentissement de la division cellulaire
Avec l’âge, les cellules se divisent moins rapidement. Or le cancer est avant tout une maladie de la division cellulaire incontrôlée. Moins de divisions, c’est mécaniquement moins d’occasions d’erreurs génétiques.
3. Changements du micro-environnement cellulaire
Les chercheurs montrent que les tissus âgés deviennent parfois moins favorables à la prolifération tumorale, même si cela s’accompagne d’autres fragilités.


L’étude insiste sur un point essentiel : les expositions précoces comptent davantage que l’âge auquel le cancer apparaît. Les dommages à l’ADN causés dans l’enfance, l’adolescence ou chez le jeune adulte — par exemple par les UV, le tabac ou certains polluants — s’accumulent silencieusement pendant des décennies.
C’est pourquoi, pour des cancers comme le mélanome, le risque est fortement lié à l’exposition aux UV avant 30 ans, même si le diagnostic survient bien plus tard.
Le risque de cancer augmente tout au long de la vie, Il semble diminuer après 80 ans pour certains cancers, selon l’étude de Stanford (Nature),
Mais la prévention est surtout cruciale tôt dans la vie, car les dégâts sur l’ADN sont cumulatifs et irréversibles.
Conclusion implicite mais claire : ce n’est pas l’âge auquel on tombe malade qui compte le plus, mais l’âge auquel on s’expose aux risques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d\'informations.