Thu 12 Feb 2026
Podcast /
balado conscient

Lien de l'épisode /
balado conscient


Qu\'est-ce qu\'il y a de particulier à Villeray? On a commencé toutes les deux à circuler dans Villeray, à chercher les différentes acoustiques. Et puis on s\'est beaucoup intéressées à la réverbération des lieux, puis aussi à l\'écho. Alors on se promenait avec des claves, puis on frappait les claves, puis on écoutait voir comment ça résonnait dans les différents espaces.– Chantal DumasCe repère visuel dans l\'espace public offre une invitation à l\'écoute, à quelque chose qui est immatériel, à quelque chose qui est personnel, qui est de l\'ordre du dedans. Je trouve que pour ça, ça vaudrait la peine de développer davantage ce projet-là un peu partout.– Magali Babin
Note : Ci-dessous le texte que j’ai lu pour introduire cet épisode. La première voix que vous entendrez lors de la conversation sera celle de Chantal Dumas. 
Nous sommes le 20 janvier 2026 dans mon sous-sol à Ottawa sur le territoire non cédé de la Nation algonquine anishinaabe.
Bienvenue à l’épisode 171du balado conscient, une conversation avec deux artistes sonores, Magali Babin et Chantal Dumas, autrement connu sous le nom du Collectif dB, à propos du projet Villeray acoustique, une activité de recherche création de 2019 dont l’objectif est d’explorer l’écoute d’un quartier comme expérience sensorielle associée à des informations d’ordre historique, culturelle et écologique spécifiques à ce territoire et le territoire en question ici est le district Villeray à Montréal, vous le connaissez peut-être, situé au nord de la rue Jean-Talon et délimité par les rues Garnier et Casgrain et le boulevard Crémazie.
Donc vous allez entendre notre conversation, assez informelle, de 55 minutes, enregistrée le 21 novembre 2025 à Montréal. 
L’enregistrement a été réalisé dans le cadre d’un article dans la section ‘enquête’ de la revue Circuit sur les musiques contemporaines. Ce numéro, le 36.2, explore le thème d’écologies sonores et sera publié en septembre 2026 avec moi-même comme rédacteur invité. 
Vous allez aussi entendre un enregistrement de terrain avant, durant et après notre conversation à partir d’une prise de son de Magali Babin qui s’appelle Marche pour Andrea, enregistré le 4 juin 2012 capté au parc Jarry, à un point d\'écoute du projet Villeray acoustique. 
Magali me racontait que cet enregistrement représente vraiment bien le quartier Villeray et la vie dans ce merveilleux parc. Donc nous allons pouvoir à la fois entendre parler du projet Villeray acoustique et en entendre un de ses espaces sonores. C’est délicieux comme proposition. 
Vous allez entendre, entre autres, que le projet a été inspiré, par des expériences de Magali dans le Haut-Jura en France avec le travail de Élie Tête et l’ACIRÉNE mais aussi que par les promenades de l’urbaniste Jane Jacobs. 
Villeray acoustique m’intéresse spécialement, pour la revue Circuit comme enquête et pour ce balado, parce que le projet invite les habitants de redécouvrir leur quartier et de s’engager dans la préservation et même la réinvention de leurs environnements sonores.
Villeray acoustique me tient aussi à cœur parce que je vois un lien entre le projet et une citation du Maître zen vietnamien Thich Nhat Hanh : 
Ce que nous devons faire avant tout, c\'est écouter en nous le cri de la Terre. 
Avant de commencer, je tiens à vous informer que ceci sera le dernier épisode du balado conscient pour un certain temps. 
Merci à Chantal et Magali pour leur engagement et leur vision d’un monde sonore meilleur.
Merci aussi à Terri Hron, ancienne directrice et Réjean Beaucage, directeur actuel, de la Revue Circuit pour leur collaboration.  
Bonne écoute et à la prochaine. 
LiensSonoquête, Laboratoire de recherche sur les empreintes sonores : une pratique de l\'écoute en contexte et en relationé170 chantal dumas - une certaine douceurRevue Circuit
*
NOTES DE FIN D\'ÉPISODE
Bonjour chers auditeurs et auditrices de conscient
Je produis ce balado dans le cadre d\'un voyage d\'apprentissage et de désapprentissage depuis mai 2020. C\'est ma façon de rendre la pareille.
Voici une déclaration de reconnaissance des territoires autochtones rédigée par les membres de la communauté algonquine pour mon ancien employeur, le Conseil des Arts du Canada. Je l\'ai légèrement adaptée pour la personnaliser.Je reconnais que mon studio, situé à Ottawa, se trouve sur le territoire non cédé de la Nation algonquine anishinaabe, présente en ces lieux depuis des temps immémoriaux.Je reconnais que les Algonquins sont les gardiens et défenseurs traditionnels du bassin hydrographique de la rivière des Outaouais et de ses affluents. Nous saluons leur longue tradition d’accueil dont ont bénéficié de nombreuses nations dans ce magnifique territoire et nous nous engageons à défendre et à promouvoir la voix et les valeurs de notre nation hôte.J’offre mon respect et j’affirme les droits fondamentaux et issus de traités de tous les peuples autochtones de l’ensemble de ce territoire. Il souscrit et continuera de souscrire aux engagements que nous avons pris envers les nations et peuples autochtones quant à la reconnaissance de l’autodétermination et de la souveraineté.Je reconnais l’oppression historique exercée sur les territoires, les cultures et les premiers peuples de ce qui est appelé aujourd’hui le Canada et il croit ardemment que les arts contribuent au processus de guérison et de décolonisation que nous poursuivons ensemble.Enfin, parallèlement à la production du balado conscient, je produis le conscient podcast en anglais et un  Substack (en anglais) intitulée ‘a calm presence’ (une présence calme). Pour vous abonner gratuitement, voir https://acalmpresence.substack.com. 
Vos commentaires sont toujours les bienvenus à [email protected] ou sur les médias sociaux : Facebook, Instagram, Linkedin, Threads, BlueSky, Mastodon, Tik Tok, YouTube et Substack.
Claude Schryer
Dernière mise à jour le 9 janvier 2026